Chronique thérapeutique autour de l’insécurité affective et du corps
Dans cette série “En séance”, je partage des fragments anonymisés de consultations. Des moments où un mécanisme devient visible. Des instants où quelque chose bascule intérieurement. Aujourd’hui, une séance autour de l’insécurité affective et de la sécurité intérieure.
Quand le système nerveux bascule en insécurité
Elle vient me voir pour ses difficultés amoureuses.
Des relations qui commencent, puis se délitent.
Et toujours la même angoisse quand l’autre se retire.
À cette troisième séance, quelque chose change.
On n’est plus dans le récit.
On est dans le fonctionnement.
En revisitant deux situations relationnelles récentes, un même mécanisme apparaît très clairement :
à chaque indisponibilité de l’autre, son système nerveux bascule en insécurité.
Panique.
Puis culpabilité.
Puis sur-adaptation.
Le corps cherche à rétablir l’équilibre
Son corps, lui, ne se trompe pas.
Depuis quelques jours, une réaction cutanée sous la plante des pieds est apparue, accompagnée de troubles digestifs et d’un sommeil haché.
Sur le plan énergétique, c’est très parlant :
quand la sécurité intérieure vacille, l’ancrage se désorganise.
Le chakra racine cherche à rétablir une stabilité.
Le corps tente de compenser ce que la psyché interprète comme une menace.
On ne cherche pas à calmer le symptôme.
On ne rassure pas à tout prix.
On rend le mécanisme visible.
Je lui propose alors de distinguer deux choses :
ce qu’elle ressent, dans son corps
et ce que son histoire intérieure lui raconte.
Elle s’arrête.
Puis me dit doucement :
« Mais… ce que je ressens est réel. Ce que je me raconte ne l’est pas forcément. »
À cet instant précis, quelque chose se relâche.
La respiration s’approfondit.
Les épaules descendent.
Les pieds retrouvent du contact.
Ce n’est pas une joie spectaculaire.
C’est une joie calme.
La joie de découvrir qu’elle n’est ni “trop”, ni “défaillante”.
Qu’elle n’est pas sa blessure, mais une personne dont le corps a appris à se protéger.
C’est souvent là que la thérapie commence vraiment :
quand on cesse de se confondre avec sa blessure.
Et que l’on découvre, presque avec étonnement,
qu’on peut se sentir bien…
sans que rien, à l’extérieur, n’ait changé.
Ce travail d’identification des mécanismes, à la croisée du psychologique et de l’énergétique, est au cœur de mon accompagnement thérapeutique.
Il est également transmis dans la formation aux soins esséniens.
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📖 Les formes-pensées, ces messagères de l’âme – Éditions Eyrolles
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